ARTICLE

Une équipe du tonnerre

Résultats! C'est avec un immense plaisir que je vous présente ici en format PDF - Les résultats de la recherche sur l'approche sociodynamique d'intégration par l'art SDIA.

Posté le Novembre 25, 2008 par Tom  |  commentaires

Commentaires

Nous attendons vos commentaires, réactions et suggestions après l’écoute de ces differents enregistrements.

À Rouyn-Noranda, Mohamed Ghoul conjugue autisme avec musique

Il est vif, actif et créatif. Il vit à Rouyn-Noranda et nous vient d'ailleurs, avec ses idées....inclusives. Il passe des heures et des heures à travailler dans de grands locaux qui ressemblent davantage à des studios d'enregistrement qu'à un lieu d'intervention. Si vous passez par hasard le voir, c'est tenant un instrument de percussion, un djembé africain, qu'il vous recevra. Mohamed Ghoul est un être à part! Musicien et intervenant, il a développé, d'abord en France puis en Abitibi, une approche qui étonne : la Socio-Dynamique d'Intégration par l'Art (SDIA). Le CAMO s'est attardé à cette approche dans la mesure où elle donne des résultats visibles bien qu'elle sorte définitivement de l'ordinaire. Mohamed Ghoul travaille avec des adultes autistes depuis quelques années. Il se sert également de la SDIA pour intervenir auprès de différentes clientèles. Certains se souviendront d'un reportage à son sujet diffusé à l'émission Le Point à Radio-Canada.

La Socio-Dynamique d'Intégration par l'Art (SDIA) en quelques mots

La Socio-Dynamique d'Intégration par l'Art (SDIA) est une méthode qui place la musique à la base de l'intervention. Le djembé favorise l'intégration de normes et de règles de vie. Par exemple, les musiciens doivent respecter certaines consignes et collaborer avec les autres. Cette méthode amène pro-gressivement l'individu à établir une communication et à trouver sa place au sein d'un groupe. La personne pratique d'abord en individuel avec Mohamed Ghoul, elle se joint ensuite à un autre musicien, puis à un groupe. Les personnes autistes ont été les premières à profiter de cette méthode. En bref, l'approche amène une personne qui était au départ isolée à établir une relation avec l'autre, puis à s'intégrer progressivement à un groupe.

Le centre d'expression artistique régional Perçu-en-arts

Le Centre d'expression artistique régional Percu-en-Arts est un lieu sécurisant, chaleureux et les intervenants doivent s'assurer qu'il le demeure. Cet espace est un élément central des interventions. C'est là que s'établit une première routine et où, graduellement, surviennent les changements dans la routine, dans les activités et dans les obligations de chacun. C'est là que se modulent également le contact aux autres, l'accueil de l'autre. Ce lieu peut par la suite se transposer ailleurs, puisque le djembé devient alors le fil qui tient le groupe. Il faut dire que l'énergie de Mohamed Ghoul y est aussi pour beaucoup.

Devenir quelqu'un

Il apparaît que la grande réussite de l'approche préconisée par monsieur Ghoul est de faire en sorte que ces musiciens développent leur identité : devenir une personne qui a des intérêts et qui les partage, une personne qui accomplit quelque chose, une personne qui gagne en fierté et en assurance, une personne qui communique. Mohamed Ghoul est constant dans ses efforts d'accueil et d'intégration de tous et toutes. Il utilise maintenant son approche avec d'autres groupes, notamment avec de jeunes décrocheurs.

Une recherche

Cette méthode donne-t-elle des résultats? Une équipe de chercheurs de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue s'attarde actuellement à cette question. Elle procède à une recherche comparative entre le groupe de monsieur Ghoul et un groupe témoin. La clientèle présente des troubles envahissants de développement (TED) dont l'autisme. L'équipe de chercheurs a d'abord visionné et analysé les séquences filmées par monsieur Ghoul lors de sa première expérimentation afin d'en dégager la méthode. Les résultats de cette recherche seront dévoilés à la fin de l'année. Le projet de recherche est le fruit d'un partenariat entre l'OPHQ, le Centre de réadaptation La Maison, l'Université du Québec de l'Abitibi-Témiscamingue, la Société d'autisme - Région de l'Abitibi-Témiscamingue et Percu-en-Arts.

Des projets

Mohamed Ghoul cherche à développer d'autres projets. Par exemple, il aimerait que ses musiciens puissent aussi acquérir de l'expérience de travail. Il pense à des métiers liés à la scène et à la production artistique. Il a aussi l'idée de mettre sur pied une cantine tenue et gérée par des personnes handicapées qui offriraient des repas à prix modique aux personnes démunies. Pour plus d'information sur Percu-en-Arts et la SDIA, contactez Mohamed Ghoul.

D'autres projets basés sur les arts

Les arts sont utilisés dans plusieurs autres initiatives d'insertion sociale et d'intégration au marché du travail, particulièrement en santé mentale. Le CAMO ne peut que souligner l'inventivité de ces projets. Faites-nous connaître vos initiatives en communiquant avec nous. Carole Foisy, chef d'équipe et conseillère

Posté le 2 janvier, 2009 par Tom  |  commentaires